Astrid Melite (in the middle with her colleagues)

English and German to French Translator

Media and Finance Translation

This week’s “Meet the Translator Monday” is going to be slightly different, as we have decided to liven things up with a bilingual version: << Le lundi, c’est Meet the translator >> ! For this, Astrid has translated my questions into French and answered them in French, and I will be translating her answers into English.

Quelle est ta combinaison de langue ?

Ma langue A est le français, ma langue B l’anglais et ma langue C l’allemand. Pendant un temps, j’ai envisagé d’ajouter le portugais comme deuxième langue C, mais il faut que je m’y remette.

Comment as-tu appris à parler tes langues sources ?

De manière très classique, pendant ma scolarité. Après un bac littéraire avec 3 langues, je me suis inscrite à la fac en langues étrangères appliquées dans le but de faire une école de traduction par la suite. 

Quelles sont tes spécialités et pourquoi ?

Principalement la finance et différents types de traduction rédactionnelle (marketing, mais aussi presse, publicité et BD). Cela correspondait en partie à mes expériences salariées et je suis un peu tombée dedans au fil des opportunités et des formations.

Quand as-tu décidé de devenir traductrice et pourquoi ?

L’idée m’est venue très tôt. Comme beaucoup de traductrices, j’étais une grande lectrice quand j’étais petite. Je lisais notamment beaucoup de romans jeunesse étrangers. Dans la collection Castor Poche Flammarion, il y avait autrefois une présentation de l’auteur, mais aussi de la traductrice ou du traducteur. J’avais été marquée par une traductrice qui expliquait avoir choisi ce métier pour partager les livres qui lui avaient plu. À la même époque (les années 90), je regardais l’émission Continentales présentée par Alex Taylor, qui diffusait de vieilles séries en VOST. C’est ce qui m’a donné envie de faire du sous-titrage.

Quelles formations as-tu suivies au fil des ans ? Et lesquelles ont été le plus profitables à ta carrière ?

J’ai suivi ma formation initiale à l’ESIT et je ne le regrette pas : en plus d’apprendre à traduire, je me suis fait des amies et j’ai pu faire plusieurs stages, dont l’un dans l’entreprise de sous-titrage qui m’a embauchée pour mon premier travail et un dans un domaine dans lequel j’ai travaillé plus tard pendant des années (la presse financière). Par la suite, j’ai régulièrement suivi des formations courtes, dont une en secrétariat de rédaction quand j’étais salariée et beaucoup des excellentes formations de la SFT. À un moment, j’ai aussi repris des études sans lien avec mon travail pour le plaisir. Et je suis régulièrement des MOOC dans des domaines variés. J’adore apprendre ! 

Comment trouves-tu des clients ?

J’ai été traductrice salariée pendant plus de 10 ans avant de me mettre à mon compte. Je me suis donc naturellement tournée vers mes anciens employeurs. J’ai aussi fait jouer le bouche-à-oreille en demandant à mes clients de parler de moi autour d’eux. Je réponds parfois à des annonces diffusées par l’association des anciens élèves de mon école ou trouvées sur LinkedIn. Des consœurs ont donné mon nom à des clients potentiels. Parfois, je contacte directement des clients potentiels si j’ai le sentiment que ça pourrait marcher.

Es-tu membre d’associations ou autres organisations ? Si oui, lesquelles t’apportent le plus ?

Je suis membre de l’association des anciens de mon école (AAE-ESIT), de la SFT et, depuis cette année, de l’ITI. Je n’ai pas de préférence. Les syndicats et associations professionnelles font un super boulot. C’est génial pour se former et faire des rencontres. J’ai aussi gagné des clients grâce à ces réseaux

Comment voudrais-tu que ta carrière évolue dans les cinq prochaines années ?

J’ai tendance à me disperser, parce que j’ai envie de faire trop de choses ! Je voudrais à la fois aller plus loin dans mes spécialités actuelles et développer de nouvelles activités. Par exemple, j’ai fait beaucoup de sous-titrage et de traduction de voice-over, mais ça fait des années que j’aimerais me former au doublage. Je m’intéresse aussi à l’interprétation de liaison. Et en finance, j’aimerais me former sur toute la partie obligataire.

As-tu des conseils de choses à faire et à éviter pour les novices dans la traduction ?

À faire : participer à des rencontres, continuer à se former toute sa vie, mettre en avant ses consœurs et confrères.

À ne pas faire : accepter des travaux de manière indiscriminée, sans s’assurer qu’on a les compétences ou le temps nécessaires, voir les autres traductrices et traducteurs comme des adversaires, ne penser qu’à l’argent, ne pas penser suffisamment à l’argent.

Sur quoi as-tu travaillé récemment ?

Cette semaine, j’ai traduit une vidéo présentant les résultats trimestriels d’une entreprise dans la tech, un e-book sur l’intégration de l’IA à un logiciel de comptabilité et des planches de bande dessinée pour un prochain numéro de Métal Hurlant. J’ai aussi cherché un nom pour la formule repas d’une chaîne de magasins et évalué la qualité d’une traduction faite par une autre personne après des commentaires mécontents du client.

Thank you so much, Astrid, bringing another language into the mix has made this project even more enjoyable. I feel a little intimidated at translating a colleague’s words, but I hope you feel I have done them justice.

Anyone who wishes to contact Astrid, either for work, or for advice, or just for a chat, can find here on LinkedIn here as well as via her wonderfully-named blog – Tongue in Check. You can also listen to her podcast, Obsédés textuels here, here or here.

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